Il y a des choses entre nous que l'on ne doit pas dépasser. Il y a un espace qui nous rend égal l'un à l'autre. Et pas égal dans un sens misérable, justement. Cet espace il faut être capable de le voir, parce qu'il y a être pris et être libre, être misérable et être heureux. Entendez-bien que je ne veux pas me faire prendre, alors je ne voudrais tout de même pas me faire prendre misérablement. Et vous, je vous vois et j'ai peur de vous. Je ne vous comprends pas, je ne vous connais pas, pourquoi travaillerais-je pour vous ? Je souhaite être libre : appelez-moi le jour où vous serez tous, vous français, émus de travailler. Car c'est l'émotion qui manque en vos lieux. Peut-être le jour où vous les aurez combler je vous aimerais. Pour l'instant je suis là chez vous pendant votre absence et c'est vous qui me pointez du doigt parce que je gêne. Je vous accuse de vouloir me faire porter l'immense fardeau de votre médiocrité, votre prodigieux néant. Et au nom de quoi ? Quels droits avez-vous sur moi ?
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